04 juillet 2011

~~ IFTANE ~~

 

 

 

 

 

Pour atteindre la petite plage d'IFTANE, on met cap au Sud au départ d'Essaouira. La route commence à nous captiver à Sidi Kaouki. On dépasse sa longue plage ventée. Commence alors un paysage montagneux où l'arganier est roi. C'est là qu'hier Mohamed nous a offert un savoureux couscous... Nous dépassons son beau riad, et nous roulons à travers des paysages envoûtants de simplicité. Là, le relief apaise le vent... A 20 km de Sidi Kaouki, un panneau indique "IFTANE" dans un virage en épingle à cheveux au beau milieu d'un petit douar. Là commence la piste, 12 kms exactement, dont les derniers ont particulièrement souffert des pluies hivernales. Nous n'y croisons que quelques mules chargées d'arganes. Prudemment, notre petit Peugeot Partner nous mène à bon port, se jouant des dos d'ânes, des ornières et d'un gué fleuri de lauriers roses... Pour sûr que notre bon vieux KarThiéSud ne se serait jamais aventuré par là...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur cette image, on distingue au loin notre petit Partner, de blanc vêtu, perché sur les derniers escarpements du djebel, et plus aisément la Partenaire du captain, de noir vêtue... Elle avait les yeux couleur rubis, et les plumes couleur de la nuit, à son front, brillant de mille feux, l'oiseau roi couronné, portait un diamant bleu...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut se mettre à genoux pour découvrir l'action du vent. Ici, chaque petit galet, chaque petit coquillage sert de toit et d'abri à une mini-parcelle de sable. L'érosion se fait tout autour des obstacles, créant de minuscules châteaux bien éphémères qui, sitôt nés, disparaîtront avec la prochaine marée... pour renaître au rythme de la chanson de la mer et du vent...

 

 

 

 

Avant que vents et marées n'effacent ces empreintes, Théodore Monod aurait pu reconnaître le passage d'un chameau ou d'un dromadaire... Chameau ou dromadaire, comme alligator et crocodile, c'est caïman pareil!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la plage d'IFTANE, il reste quelques pêcheurs courageux qui vont poser leurs casiers à 3 heures au large avec leurs petits moteurs YAMAHA 15 chevaux. Saïd est un de ceux-là : il me dévoile sans détour la meilleure façon d'appâter un casier avec une tête de pageot, pas juste à l'entrée, mais déportée sur le côté... Il me dévoile en confiance les coordonnées GPS de son meilleur coin à homard, là-bas, tout là-bas au bout de l'horizon... Merci Saïd, nous parlons le même langage de la mer, du vent, le langage simple et sans détour des marins...  "Il y a trois sortes d'hommes, les vivants, les morts, et les marins..."  C'est bien ce que je ressens à l'heure unique où le soleil décline, où ce beau jour se meurt sur la petite plage perdue d' IFTANE... (Nota : les coordonnées GPS de Saïd ont été masquées volontairement par un homard du captain)

 

 

 

 

 

 

 

A l'heure où ce beau jour se meurt, le soleil nous gâte de ses plus belles dorures à travers le feuillage dense des arganiers. Mais le plus beau soleil du jour, c'est une petite bergère qui nous l'offre...

 

 

 

 

Oui nous le disons bien souvent dans le blog des voyageurs,  la première richesse d'un pays, ce sont les gens qu'on y rencontre, leurs visages, leurs espérances, leurs secrets...

 

 

 

 

Demain nous irons découvrir l'architecture dépouillée de quelques marabouts de cette belle région du Royaume Chérifien. En fait, nous appelons communément marabout ce qu'il faudrait nommer koubba, la Koubba étant le monument élevé sur la tombe d'une personne vénérée, un marabout, un saint... A demain donc, à la rencontre des Koubbas, uniquement si vous êtes vénérablement sages...

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Posté par annexemj à 18:34 - Permalien [#]
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